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Dr Jane Goodall au Sénégal pour l’ouverture du premier centre de recherche et de conservation des chimpanzés JGI en Afrique de l’Ouest.

Lors de sa première visite au Sénégal, la scientifique a rencontré les autorités environnementales et approuvé les travaux de recherche et de conservation de l’équipe JGI dans ce domaine.

Dr Jane imprimant sa main dans le logo de JGI
Dr Jane imprimant sa main dans le logo de JGI

Dr Jane Goodall a officiellement inauguré la station biologique JGI « Fouta Jallon », un centre de recherche appliquée sur le chimpanzé d’Afrique occidentale (Pan troglodytes verus), une sous-espèce qui est en grand danger d’extinction au Sénégal.
Ce centre, situé dans la communauté rurale de Dindefelo, est géré par l’Institut Jane Goodall Espagne et travaille avec les autorités locales, régionales et nationales sur la gestion des ressources naturelles et la biodiversité. Dr Goodall et les directeurs de l’équipe au Sénégal, Ferran Guallar et Liliana Pacheco, se sont réunis à Dakar avec le Ministre de l’Environnement, M. Mor Ngom et les autorités des parcs nationaux afin de partager leurs points de vue sur la conservation des chimpanzés dans le pays. Dans la soirée, Jane Goodall a participé à un événement organisé par JGI en collaboration avec les ambassades espagnole et britannique. Dr Goodall a fait remarquer que dans les prochaines années, cette espèce, qui est très importante sur le plan scientifique, pourrait disparaître au Sénégal. « En plus d’être une perte énorme pour la biodiversité, cela représenterait une perte pour le pays et pour la science » ainsi qu’une opportunité perdue pour le développement durable et l’écotourisme dans le futur comme cela s’est produit dans d’autres endroits. Dr Jane a encouragé les organisations internationales et les entreprises privées à soutenir les autorités et les personnes impliquées dans la conservation de ces créatures uniques, qui offrent tant de fierté au Sénégal.

Meeting with Senegalese authorities

Dr. Jane and JGI team at Spanish embassy in Dakar

Ensuite, Dr Goodall a traversé le pays pour atteindre Dindefelo (au Sud du Sénégal) et rencontrer les autres membres de l’équipe JGI. Dans le petit village, situé à proximité de la frontière guinéenne, Dr Jane a été chaleureusement accueillie par toute la communauté. La primatologue âgée de 79 ans était très heureuse d’inaugurer l’impressionnant centre de recherche et de conservation et de voir tout le travail effectué ces dernières années par l’équipe de l’Institut Jane Goodall, composée de 20 volontaires espagnols et 7 assistants locaux. Dr Goodall a également inauguré le Visitor Centre à la réserve naturelle communautaire de Dindefelo créé avec l’assistance technique de l’Institut Jane Goodall.

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Dr. Jane, dancing to Senegalese music at the ceremony

Depuis 2009, L’Institut Jane Goodall Espagne (IJGE) a travaillé dans la région de Kédougou, en particulier dans la communauté rurale de Dindefelo pour protéger les derniers chimpanzés du pays et pour améliorer la vie de ses habitants. Depuis le début du programme, l’Institut Jane Goodall Espagne a axé son travail sur la recherche appliquée à la conservation des chimpanzés avec des réalisations importantes comme la création de la Réserve naturelle de Dindefelo et les progrès vers la future réserve transfrontalière Fouta Jallon, qui comportera des territoires en Guinée et au Sénégal. Cela favorise également des campagnes de sensibilisation et programmes éducatifs, l’amélioration des infrastructures ainsi que l’amélioration des ressources touristiques. La station de recherche offre des formations sur le terrain en primatologie et prévoit d’accueillir et d’aider les étudiants et les chercheurs internationaux dans différents domaines.

Layout of the JGI Research Station

Jane and JGI team at the center

Les écosystèmes de l’Afrique de l’Ouest, qui sont toujours la demeure de l’une des sous-espèces les plus menacées de chimpanzés (Pan troglodytes verus) se détériorent rapidement. Les études menées ces dernières années par l’Institut Jane Goodall montrent que les fragiles savanes boisées de la limite nord de la répartition de l’espèce ne peuvent pas supporter la dégradation croissante des opérations d’expansion agricole, l’exploitation forestière et minière. La fragmentation de l’habitat réduit l’espérance de vie des communautés de chimpanzés et provoque de graves problèmes comme la dégradation des surfaces et nappes souterraines. On estime qu’entre 200 et 400 individus de la sous-espèce Pan troglodytes verus vivent encore au Sénégal, dans un habitat catalogué par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) comme priorité pour la conservation du chimpanzé.

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