monkey Projet d’enlèvement de pièges – Ouganda

AFRICA-PROGRAMS_LOGOUne grande partie des individus appartenant à la sous-espèce est-africaine de chimpanzé (pan troglodytes schweinfurthü) vit en Ouganda. Les derniers grands districts forestiers de cette région est-africaine se situent dans l’est et dans le sud-ouest de l’Ouganda. Outre la gestion de la Réserve Forestière de Budongo (Budongo Forest Reserve), le Jane Goodall Institute (JGI) gère également des programmes dans d’autres zones du pays. Dans celles-ci, le JGI organise des projets d’écotourisme, d’éducation écologique, de recherche sur les chimpanzés et possède un programme d’enlèvement de pièges. Le programme d’enlèvement de pièges le plus ancien et le plus réussi fut mis sur pied par le JGI dans le Parc National de Kibale qui possède également la plus grande population de chimpanzés en Ouganda.

snare removal

L’Ouganda ne connaît traditionnellement pas de chasse aux chimpanzés. Cependant, leurs régions d’habitat ont toujours servi à fournir les ressources de bois à brûler et de viande de brousse pour les villages environnants. Aujourd’hui, il existe suffisamment de ressources alternatives de bois et de viande, et la plupart des forêts comme Budongo sont protégées.

Le Jane Goodall Institute travaille sur la base du principe de ‘community centered conservation’ (CCC) (préservation gérée par la communauté). En effet, le JGI estime que la protection de la nature ne peut avoir des résultats durables qu’à condition que les projets soient gérés par la population locale. Pour réaliser ceci, le JGI s’efforce de mettre en place des coopérations fructueuses avec la population locale. Les employés travaillant dans les parcs viennent des villages environnants, et les écoles ont intégré l’éducation écologique dans leur programme. En plus de cela, ils cherchent des alternatives afin de prévenir les dommages causés par la faune à l’agriculture et des moyens pour stimuler la production alimentaire. En outre, les villages environnants obtiennent les droits exclusifs pour pénétrer dans les forêts afin d’y mener des activités non destructrices. Grâce à ces mesures, ils se sentent responsables du territoire ce qui renforce sa protection, car les intrus indésirables sont dissuadés.

En dépit des mesures mises en place par le JGI, des chasseurs sont toujours actifs dans les zones protégées. Certains groupes d’individus continuent à installer des pièges dans les forêts, malgré que cette pratique soit passible de graves peines. Le plus souvent, ils utilisent des lacets en fil de fer, appelés ‘snares’ en anglais. Ces lacets sont installés sur les sentiers d’animaux sauvages et leur but est d’attraper des chevreuils et des sangliers de brousse. Ne soupçonnant rien, les animaux s’approchent des pièges et sont pris dans le fil de fer qui se resserre. Souvent les pièges sont installés dans des endroits où peu d’animaux passent. Alors on les oublie et ils sont abandonnés dans la forêt. Ils deviennent alors très dangereux pour les chimpanzés vivant dans ces forêts. Même si les pièges ne sont pas mortels, ils peuvent néanmoins les blesser grièvement. Lorsqu’un chimpanzé est pris par son bras ou sa jambe, il tentera instinctivement de prendre la fuite. Le piège se contracte autour du membre, qui se nécrose en raison de la constriction. Actuellement 25 à 30 pour cent des blessures de chimpanzés sont causés par les pièges. Le plus fréquemment, ils perdent leurs mains ou leurs pieds, mais souvent toute leur jambe ou leur bras est sectionné.

Même si ces blessures ne sont pas toujours mortelles, elles ont une grande influence sur la position sociale et la mobilité de l’animal. Les animaux, moins capables de recueillir des aliments, s’affaibliront plus rapidement et sont donc plus vulnérables aux maladies. Les mères chimpanzés ont également du mal à prendre soin de leurs bébés en raison du handicap.

Tout cela résulte en une population de chimpanzés affaiblie. Outre la prévention et l’information, le Jane Goodall Institute se charge d’éliminer les pièges existant dans les forêts et prend soin des chimpanzés blessés.

Exécution du programme

Le JGI dispose pour le programme d’enlèvement de pièges d’une équipe de prospecteurs ougandais qualifiés. La mission de cette équipe consiste à enlever les pièges et à enregistrer et cartographier à l’aide d’un système GPS les zones où les braconniers sont actifs.

En collaboration avec le Kibale Chimpanzee Project, le JGI assure la présence d’une équipe de prospecteurs qualifiés, qui éliminent les pièges quotidiennement et suivent les activités des braconniers. Grâce à ce projet d’enlèvement, les forêts sont débarrassées des pièges et le nombre de victimes baisse. En suivant de près les trajets des braconniers, le National Forestry Authority (NFA) veille au respect de la loi, peut intervenir plus efficacement et prendre des mesures à l’encontre des chasseurs.

Le Jane Goodall Institute a besoin de moyens financiers pour les salaires, les vêtements, les systèmes GPS et le transport des quatre prospecteurs de pièges du Kibale Removal Team.

En devenant membre d’or ou de platine, une partie de votre don ira à ce projet. Vous pouvez également faire un don directement pour ce projet en mentionnant « Enlèvement pièges – Ouganda » lors de votre virement. Vous recevrez un certificat en échange de votre don. Toutes nos données bancaires sont reprises sur notre page de contact.

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